Botschaft des Bundesrates · BBl 2026 615
Ziff. 2.11.6.9 Energieressourcen und Wasserkraft (Art. 11)
Artikel 11 stellt in Absatz 1 klar, dass die Schweiz unter Vorbehalt des gemäss dem Stromabkommen anwendbaren Rechts, die Bedingungen für die Nutzung ihrer Energieressourcen, einschliesslich der Wasserkraft, ihren Energiemix und die allgemeine Struktur ihrer Energieversorgung selbständig festlegen kann. Die Bestimmung ist an
Artikel 194 AEUV angelehnt, wonach die EU-Mitgliedsstaaten diese Rechte ebenfalls geniessen, soweit sie nicht über das EU-Sekundärrecht eingeschränkt sind. Der Vorbehalt in Absatz 1 zu Gunsten des «anwendbaren Rechts» bezieht sich auf solche Einschränkungen. Dazu gehören Marktregeln (bspw. Kraftwerkseinsatz), technische Regeln (bspw. Bilanzverantwortung) oder Bedingungen zur Förderung von Kraftwerken (bspw. staatliche Beihilfen). Das relevante anwendbare Recht, bestehend aus dem Abkommenstext inklusive der in den Anhängen aufgelisteten Rechtsakte der EU enthält keine Einschränkungen, die den Interessen der Schweiz zuwiderlaufen.
Damit wahrt sich die Schweiz beispielsweise die Möglichkeit, weiterhin auf einheimische Kernkraft zurückgreifen zu können. Zudem haben auch die Kantone das Recht, im Rahmen der bundesrechtlichen Vorgaben weiterhin eigenständig zu bestimmen, wie ihre Energieressourcen genutzt werden, insbesondere die Wasserkraft. Das Stromabkommen enthält keine darauf abzielende Pflicht, das Verfahren für die Vergabe oder den Inhalt von Konzessionen, die Wasserzinsen oder den Heimfall bei der Wasserkraft zu regeln oder einzuschränken. Das bestehende Verfahren zur Vergabe von Konzessionen wird nicht beeinträchtigt. Die Richtlinie zur Konzessionsvergabe649 und die Wasserrahmen-Richtlinie sind nicht Teil des Geltungsbereichs des Abkommens. Die dynamische Rechtsübernahme beschränkt sich auf den Geltungsbereich des Abkommens. Die EU teilt diese Sicht. Der Geltungsbereich des Abkommens kann von der EU nicht einseitig ausgeweitet werden. Dafür wären Nachverhandlungen des Stromabkommens und in der Schweiz in der Folge voraussichtlich Gesetzesanpassungen notwendig, die dem üblichen innerstaatlichen Verfahren unterliegen würden. Da die oben erwähnten EU-Rechtsakte, vor allem die Konzessionsvergabe-Richtlinie, welche Regeln zu Vergaben beinhaltet, nicht Teil des Abkommens sind, könnte die EU somit auch in Zukunft nicht argumentieren, dass diese Richtlinie oder ihr Nachfolgerechtsakt im Geltungsbereich des Abkommens sei. Denn wenn dem so wäre, hätte die Konzessionsvergabe-Richtlinie bereits zu Beginn des Abkommens in dieses aufgenommen werden müssen. Für den Bundesrat ist der Umstand, dass das Abkommen die Thematik nicht erfasst, ein wichtiger Gesichtspunkt für seine Zustimmung zum Abkommen. Weiter stellt Artikel 11 in Absatz 2 klar, dass das Abkommen dem öffentlichen Eigentum an Produktionsanlagen, zu denen auch Wasserkraftanlagen gehören, unter Vorbehalt des anwendbaren Elektrizitätsrecht nicht entgegensteht. Das öffentliche Eigentum an Stromproduktionsanlagen und insbesondere Wasserkraftanlagen ist auch im EU-Recht nicht eingeschränkt und gerade in Staaten mit hohem Anteil an Wasserkraft weit verbreitet (bspw. Frankreich, Deutschland, Österreich, Schweden, Norwegen). Absatz 2 enthält einen weiteren Vorbehalt, der mit dem Begriff des anwendbaren «Elektrizitätsrechts» enger gefasst ist. Er bezieht sich beispielsweise auf die Entflechtungsvorgaben. Das anwendbare Elektrizitätsrecht enthält keine Vorgaben bezüglich öffentlichen Eigentums an Produktionsanlagen. Somit werden infolge des Stromabkommens keine Privatisierungen notwendig.
Falls die EU künftig eine Aufnahme von Einschränkungen bezüglich Vergabe oder Inhalt von Konzessionen, Wasserzins, Heimfall oder öffentlichem Eigentum von Wasserkraftanlagen fordern würde, wäre dies eine wesentliche Weiterentwicklung des Stromabkommens. Die Kantone (KdK, EnDK, mehrere einzelne Kantone) haben in der Vernehmlassung gefordert, dass der Bundesrat seine Haltung gegenüber einer solchen Weiterentwicklung des Stromabkommens darlegt. Der Bundesrat wird einer 649 Richtlinie 2014/23/EU des Europäischen Parlaments und des Rates vom 26. Februar 2014 über die Konzessionsvergabe, ABl L 94 vom 28.03.2014, S. 1.
solchen Weiterentwicklung des Abkommens nicht zustimmen, selbst wenn die EU dies unter Androhung von Ausgleichsmassnahmen fordern würde.
(art. 11) L’art. 11 prévoit, au par. 1, que la Suisse, dans les limites du droit applicable en vertu de l’accord, peut déterminer par elle-même les conditions d’exploitation de ses ressources énergétiques, y compris l’utilisation de la force hydraulique, son mix énergétique et la structure générale de son approvisionnement énergétique. La disposition s’inspire de l’art. 194 du TFUE, qui prévoit que les États membres de l’UE jouissent également de ces droits, dans la mesure où ceux-ci ne sont pas restreints en vertu du droit dérivé de l’UE. La réserve figurant au par. 1 au profit du « droit applicable » fait référence à de telles restrictions. Celles-ci incluent des règles liées au marché (p. ex. utilisation des centrales électriques), des réglementations techniques (p. ex. responsabilité en matière d’équilibrage) et les conditions de soutien des centrales électriques (p. ex. aides d’État). Le droit applicable en la matière, composé du texte de l’accord, y compris les actes juridiques de l’UE énumérés dans les annexes, ne prévoit aucune restriction qui serait contraire aux intérêts de la Suisse.
La Suisse se réserve ainsi, par exemple, la possibilité de continuer à recourir à l’énergie nucléaire indigène. En outre, dans le cadre des directives relevant du droit fédéral, les cantons pourront continuer à déterminer librement comment ils entendent exploiter leurs ressources énergétiques, en particulier la force hydraulique.
L’accord sur l’électricité ne contient aucune disposition visant à réglementer ou à restreindre la procédure d’octroi ou la teneur des concessions, la redevance hydraulique ou le droit de retour dans le domaine de la force hydraulique. La procédure existante régissant l’octroi de concessions n’est pas remise en question. La directive 2014/23/UE sur l’attribution des contrats de concession649 et la directive 2000/60/CE établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau n’entrent pas dans le champ d’application de l’accord. La reprise dynamique du droit se limite au champ d’application de l’accord. L’UE partage ce point de vue. L’UE ne peut pas, unilatéralement, étendre le champ d’application de l’accord sur l’électricité. Des négociations ultérieures et, par conséquent, vraisemblablement, des modifications législatives en Suisse seraient nécessaires à cet effet, lesquelles seraient soumises à la procédure habituelle prévue par le droit national. Les actes juridiques européens susmentionnés contenant des règles en matière d’attribution, principalement la directive 2014/23/UE sur l’attribution des contrats de concession, n’étant pas l’objet de l’accord, l’UE ne pourrait ainsi pas, même à l’avenir, arguer que ladite directive ou l’acte lui succédant entrent dans son champ d’application. Pour qu’elle puisse arguer en ce sens, il aurait fallu que ladite directive soit intégrée à l’accord dès le début. Pour que le Conseil fédéral puisse approuver l’accord, il estimait important que ce thème ne soit pas inclus.
Par ailleurs, l’art. 11, par. 2, énonce aussi clairement que l’accord n’empêche aucunement que des installations de production, y compris les installations hydroélectriques, appartiennent à des entités publiques, sous réserve de la législation applicable en matière d’électricité. Le droit européen ne prévoit pas de restrictions en ce qui concerne la propriété publique des installations de production d’électricité, en particulier les installations hydroélectriques ; de telles installations sont souvent en mains publiques en particulier dans les États comptant une large utilisation de la force hydraulique (p. ex. France, Allemagne, Autriche, Suède, Norvège). Le par. 2 prévoit une deuxième réserve, formulée de manière plus précise avec l’expression « droit applicable en matière d’électricité ». Elle se réfère par exemple aux prescriptions en matière de séparation des activités. Le droit applicable en matière d’électricité ne contient aucune 649 Directive 2014/23/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 sur l’attribution de contrats de concession, JO L 94 du 28.3.2014, p. 1.
disposition relative à la propriété publique des installations de production. L’accord sur l’électricité n’implique donc pas une privatisation de telles installations. Si l’UE devait à l’avenir demander l’introduction de restrictions quant à l’octroi ou à la teneur des concessions, de la redevance hydraulique, du droit de retour ou de la propriété publique des installations hydroélectriques, cela représenterait une extension majeure de l’accord sur l’électricité. Les cantons (CdC, EnDK, plusieurs cantons) ont demandé dans le cadre de la consultation que le Conseil fédéral expose sa position concernant un tel développement de l’accord. Le Conseil fédéral s’opposerait à un tel développement de l’accord, même si l’UE l’exigeait en brandissant la menace de mesures compensatoires.
L’articolo 11 paragrafo 1 chiarisce che la Svizzera, fatta salva la legislazione applicabile ai sensi dell’Accordo sull’energia elettrica, può determinare autonomamente le condizioni di utilizzo delle sue fonti energetiche, compresa l’energia idroelettrica, il proprio mix energetico e la struttura generale del proprio approvvigionamento energetico. La disposizione si rifà all’articolo 194 del Trattato sul funzionamento dell’Unione europea (TFUE) secondo cui anche gli Stati membri dell’UE godono di tali diritti, purché non limitati dal diritto derivato dell’UE. La riserva di cui al paragrafo 1 a favore del «diritto pertinente applicabile» si riferisce a tali limitazioni. Queste comprendono le regole di mercato (p. es. impiego in centrali elettriche), le norme tecniche (come la responsabilità di bilancio) o le condizioni per la promozione delle centrali elettriche (p. es. gli aiuti di Stato). Il diritto rilevante applicabile costituito dal testo dell’Accordo, compresi gli atti giuridici dell’UE elencati negli allegati, non contiene limitazioni contrarie agli interessi della Svizzera. In questo modo il nostro Paese mantiene ad esempio la possibilità di continuare a ricorrere all’energia nucleare nazionale. Inoltre, nel quadro delle prescrizioni di diritto federale, anche i Cantoni conservano il diritto di determinare autonomamente l’utilizzo delle proprie risorse energetiche, in particolare l’energia idroelettrica. L’Accordo sull’energia elettrica non comporta alcun obbligo volto a disciplinare o limitare la procedura di rilascio o il contenuto delle concessioni, i canoni per i diritti d’acqua o il diritto di riversione nell’ambito della forza idrica. L’attuale procedura di rilascio delle concessioni non è pregiudicata. La direttiva 2014/23/UE 649 sull’aggiudicazione dei contratti di concessione e la direttiva quadro sulle acque 2000/60/CE non rientrano nel campo di applicazione dell’Accordo, al quale si limita il recepimento dinamico del diritto. L’UE condivide tale impostazione.
Il campo di applicazione dell’Accordo non può essere esteso unilateralmente dall’UE, ma richiederebbe la rinegoziazione dell’Accordo sull’energia elettrica e probabilmente anche modifiche legislative che sarebbero soggette alla consueta procedura interna. Poiché i summenzionati atti giuridici dell’UE, in particolare la direttiva sull’aggiudicazione delle concessioni che contiene norme al riguardo, non rientrano nell’Accordo, l’UE non potrebbe nemmeno in futuro sostenere che questa direttiva o il suo atto giuridico successivo rientrino nel campo di applicazione dell’Accordo. Se così fosse, tale direttiva avrebbe dovuto essere inclusa nell’Accordo fin dall’inizio. Per il Consiglio federale, il fatto che l’Accordo non comprenda tale tematica costituisce un elemento importante ai fini della sua approvazione dell’Accordo. Inoltre, l’articolo 11 chiarisce al paragrafo 2 che, fatto salvo il diritto applicabile in materia di energia elettrica, l’Accordo non osta alla proprietà pubblica degli impianti di produzione, tra cui rientrano anche gli impianti idroelettrici. La proprietà pubblica degli impianti di produzione di energia elettrica, in particolare degli impianti idroelettrici, non è soggetta a restrizioni nemmeno nel diritto dell’UE ed è molto diffusa soprattutto negli Stati con un’elevata percentuale di energia idroelettrica (p. es. Austria, Francia, Germania, Norvegia, Svezia). Il paragrafo 2 contiene un’ulteriore riserva, definita in maniera specifica con «diritto applicabile in materia di energia elettrica». Si riferisce, ad esempio, alle prescrizioni relative alla disgiunzione. Il diritto applicabile in materia di energia elettrica non contiene disposizioni concernenti la proprietà pubblica degli impianti di produzione. Di conseguenza, non sono necessarie privatizzazioni in virtù dell’Accordo. Se in futuro l’UE dovesse chiedere l’inserimento di limitazioni circa il rilascio o il contenuto delle concessioni, i canoni per i diritti d’acqua, il diritto di riversione o la proprietà pubblica degli impianti idroelettrici, ciò costituirebbe uno sviluppo rilevante 649 Direttiva 2014/23/UE del Parlamento europeo e del Consiglio, del 26 febbraio 2014, sull’aggiudicazione dei contratti di concessione, GU L, 94 del 28.3.2014, p. 1. dell’Accordo sull’energia elettrica. Durante la procedura di consultazione i Cantoni (CdC, EnDK, diversi Cantoni) hanno chiesto al Consiglio federale di chiarire la sua posizione rispetto a un simile sviluppo dell’Accordo. Il Consiglio federale non acconsentirà a un simile sviluppo dell’Accordo sull’energia elettrica, nemmeno se l’UE dovesse minacciare misure compensative.
Dies ist keine amtliche Veröffentlichung. Massgebend ist allein die Veröffentlichung durch die Bundeskanzlei (Art. 49 PublV). Text automatisch aus dem amtlichen PDF übernommen; im Zweifel gilt das PDF.