Botschaft des Bundesrates · BBl 2026 615
Ziff. 2.11.6.7 Versorgungssicherheit und Reserven (Art. 9)
Artikel 9 handelt von der Versorgungssicherheit, deren Gewährleistung respektive Stärkung zu den wichtigsten Zielen des Abkommens gehört. Absatz 1 hält fest, dass die Kapazitäten für den grenzüberschreitenden Austausch, gerade auch in Krisenzeiten, offenstehen. Beide Parteien verpflichten sich, auf Massnahmen, welche die Versorgungssicherheit gefährden, zu verzichten. Sie verpflichten sich insbesondere, auf ungebührliche Einschränkungen der grenzüberschreitenden Stromflüsse zu verzichten. Dieser Absatz sichert die Verfügbarkeit der Strom-Importkapazitäten rechtlich ab, worüber in der Schweiz aufgrund der EU-Vorgabe aus Artikel 16 der Strombinnenmarkt-Verordnung, wonach 70 Prozent der für den grenzüberschreitenden Stromhandel relevanten Netzkapazitäten dem Handel zur Verfügung zu stellen sind, zuletzt Unsicherheit herrschte. Eine Unsicherheit, die einer der Beweggründe zur Erstellung von Schweizer Reserven war. Diese Absicherung reduziert für die Schweiz den Bedarf an inländischen Reserven. Reserven bleiben aber auch unter dem Abkommen möglich, sofern sie notwendig, verhältnismässig und nicht-diskriminierend sind. Die Schweiz ist nicht verpflichtet, ihre Reserven bei einer Mangellage im Ausland zu aktivieren, kann dies aber tun, wenn sie möchte. Für die Ermittlung des Schweizer Reservebedarfs sind grundsätzlich die gleichen Regeln anwendbar, wie für die EU-Mitgliedsstaaten. Zusätzlich gesteht das Abkommen der Schweiz die Berücksichtigung besonderer Eigenheiten zu. Dies vergrössert den Spielraum in dieser Frage. Grund dafür, dass besondere Eigenheiten berücksichtigt werden können, ist einerseits der Umstand, dass die Schweiz kein EUMitglied ist. Andererseits soll bei der Ermittlung des Reservebedarfs berücksichtigt werden, dass unter Umständen in den Nachbarländern Strom aus Kernkraft oder Gas für die Stromproduktion nur beschränkt verfügbar sein können. Diese Bedenken sollen bei der Erstellung von Reserven in verhältnismässiger und vernünftiger Weise berücksichtigt werden. Für diesen zusätzlichen Spielraum konnte die Schweiz eine Ausnahme erreichen, die als solche auch in Artikel 27 Absatz 7 aufgeführt ist. Diese Ausnahme ist somit von der dynamischen Rechtsübernahme ausgenommen. Das bedeutet, selbst wenn die Kriterien der EU dereinst strenger würden, bliebe es hinsichtlich der Schweiz bei der vereinbarten Ausnahmeregelung und die strengeren Kriterien müssten nicht in den Anhang des Abkommens integriert werden.
Absatz 4 hält eine Bestandsklausel beziehungsweise Übergangsbestimmung für die Anfangszeit des Stromabkommens fest. Die Schweiz hat 2022 mit der Erstellung von Reserven begonnen und führt diesen Prozess, auch angesichts der Ungewissheit über die Regelung des Verhältnisses zur EU, momentan weiter. Die Erstellung von Reserven muss mit zeitlichem Vorlauf passieren, da die Realisierung lange dauert. Mit der Übergangsbestimmung werden die Dispositionen geschützt, welche die Schweiz in der jetzigen Phase noch trifft. Eine allfällige staatliche Unterstützung von Reserven, die vor dem Inkrafttreten des Stromabkommens gewährt wurde und im Widerspruch zu den Regeln des Abkommens steht, muss nach sechs Jahren eingestellt werden. Umgekehrt können vorbestehende Reserven und deren staatliche Unterstützung, die im Einklang mit dem Abkommen sind, beibehalten werden.
In der EU ist es die Europäische Kommission, die Reserven der EU-Mitgliedsstaaten nach eingehender Prüfung der strom- und beihilferechtlichen Vorgaben genehmigt. Für die Schweiz entscheidet hinsichtlich Reserven unter dem Stromabkommen eine Schweizer Behörde (Anhang I, Ziff. 4, Bst. c), die mit der Umsetzungsvorlage definiert wird. Sollte es zu einem Streitfall mit der EU kommen (s. Ziff. 2.1.6.4), können sich sowohl Fragen zum EU-Recht über Kapazitätsmärkte und zu den ausgehandelten Schweizer Eigenheiten stellen. Im Falle der Einsetzung eines Schiedsgerichts würde dieses den Gerichtshof der Europäischen Union (EuGH) nur soweit beiziehen, als sich Fragen des erwähnten EU-Rechts stellen und dies für die Beantwortung der Streitfrage relevant und notwendig ist. Die übrigen Aspekte, also zum Beispiel die verhältnismässige und vernünftige Berücksichtigung der Schweizer Eigenheiten, würde das Schiedsgericht dagegen allein beurteilen, das heisst ohne Einbezug des EuGHs. Der Entscheid im Streitfall selbst ist ebenfalls Sache des Schiedsgerichts.
L’art. 9 porte sur la sécurité d’approvisionnement ; en effet, assurer la sécurité d’approvisionnement et la renforcer comptent parmi les principaux objectifs de l’accord. Le par. 1 prévoit que les capacités pour les échanges transfrontaliers, y compris en temps de crise, doivent rester ouvertes. Les deux parties s’engagent à renoncer à toute mesure mettant en péril la sécurité d’approvisionnement. Elles s’engagent en particulier à ne pas restreindre de manière injustifiée les flux transfrontaliers d’électricité. Ce paragraphe garantit juridiquement la disponibilité des capacités d’importation d’électricité, au sujet desquelles une insécurité prévalait dernièrement en raison de la prescription de l’UE à l’art. 16 du règlement (UE) 2019/943 prévoyant un seuil minimal de 70 % applicable aux capacités de réseau nécessaires aux échanges transfrontaliers d’électricité. Cette insécurité avait été l’un des motifs pour l’instauration de réserves d’électricité en Suisse. La sécurité d’approvisionnement découlant de l’art. 9 réduit les besoins de la Suisse en réserves sur le plan national.
Des réserves demeurent toutefois possibles en vertu de l’accord, à condition qu’elles soient nécessaires, proportionnées et non discriminatoires. En cas de pénurie à l’étranger, la Suisse n’est pas tenue d’activer ses réserves, mais elle peut le faire si elle le souhaite. Les règles applicables au calcul des besoins de la Suisse en matière de réserves sont fondamentalement les mêmes que pour les États membres de l’UE. De plus, l’accord prend en considération certaines particularités suisses, ce qui accroît la marge de manœuvre. La raison de la prise en compte de ces spécificités est, d’une part, le fait que la Suisse n’est pas membre de l’UE. D’autre part, l’accord tient compte, pour la détermination des besoins en matière de réserve, de la disponibilité parfois réduite, dans les pays voisins de la Suisse, de l’électricité d’origine nucléaire ou du gaz servant à la production d’électricité. Le calcul des réserves pourra prendre en compte ces considérations dans une mesure proportionnée et raisonnable. Cette marge de manœuvre supplémentaire constitue une exception que la Suisse a négociée et qui est également énoncée à l’art. 27, par. 7. Cette exception est ainsi exclue de la reprise dynamique du droit. Cela signifie que même si ces critères étaient durcis dans l’UE, la dérogation convenue via l’accord serait maintenue pour la Suisse et que les nouveaux critères plus stricts ne devraient pas être intégrés à l’annexe de l’accord. L’al. 4 prévoit une clause de maintien des acquis et une disposition transitoire pour la phase initiale de l’accord sur l’électricité. En 2022, la Suisse a entamé la constitution de réserves d’énergie et elle poursuit actuellement cette démarche, notamment parce que des incertitudes subsistent quant au caractère des relations avec l’UE à l’avenir. Il faut savoir que la constitution de ces réserves est l’aboutissement d’une longue procédure. La disposition transitoire de l’accord assure la protection des mesures que la Suisse prend encore pendant la phase actuelle. Un éventuel soutien étatique de réserves octroyé avant l’entrée en vigueur de l’accord et qui ne serait pas conforme à celui-ci devra être supprimé après un délai de six ans. Les réserves préexistantes ainsi que leur soutien étatique qui sont compatibles avec l’accord pourront, quant à eux, être maintenus.
Au sein de l’UE, les réserves constituées par les États membres sont soumises à l’approbation de la Commission européenne, qui procède à un examen approfondi du respect des dispositions régissant l’électricité et les aides d’État. Pour la Suisse, la déci sion quant aux réserves est prise, en vertu de l’accord, par une autorité suisse (annexe I, point 4, let. c) qui est définie dans le cadre du projet de mise en œuvre. En cas de litige avec l’UE (cf. ch. 2.1.6.4), des questions pourraient alors se poser aussi bien en ce qui concerne la législation européenne en matière de marchés de capacité que les particularités suisses qui ont été négociées. En cas de saisine d’un tribunal arbitral, ce dernier impliquerait à son tour la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) uniquement dans le cas où des questions relevant du droit européen mentionné se poseraient et que cela serait pertinent et nécessaire pour résoudre la question du litige. Le tribunal arbitral, en revanche, se prononcerait seul, autrement dit sans impliquer la CJUE, sur les autres aspects, tels que la prise en compte proportionnée et raisonnable des particularités suisses. C’est également lui qui trancherait le litige.
L’articolo 9 tratta della sicurezza dell’approvvigionamento, la cui garanzia e il cui rafforzamento sono tra gli obiettivi principali dell’Accordo. Il paragrafo 1 stabilisce che le capacità per gli scambi transfrontalieri sono aperte, soprattutto in periodi di crisi. Entrambe le parti si impegnano a rinunciare a misure che compromettano la sicurezza dell’approvvigionamento, in particolare a restrizioni indebite dei flussi transfrontalieri di energia elettrica. Questo paragrafo garantisce sotto il profilo giuridico la disponibilità delle capacità d’importazione di energia elettrica, aspetto su cui recentemente regnava incertezza in Svizzera a causa della prescrizione dell’UE risultante dall’articolo 16 del regolamento sul mercato interno dell’energia elettrica secondo cui il 70 per cento delle capacità di rete rilevanti per lo scambio transfrontaliero di energia elettrica deve essere messo a disposizione dello scambio. Tale incertezza ha rappresentato uno dei motivi per cui la Svizzera ha costituito delle riserve. Questa garanzia riduce il fabbisogno di riserve nazionali per la Svizzera.
Restano comunque possibili riserve anche nell’ambito dell’Accordo, a condizione che siano necessarie, proporzionate e non discriminatorie. La Svizzera non è tenuta ad attivare le proprie riserve in caso di carenza all’estero, ma può farlo se lo desidera. Per determinare il fabbisogno di riserve svizzere si applicano in linea di principio le stesse norme valide per gli Stati membri dell’UE. Inoltre, l’Accordo consente alla Svizzera di tenere conto di alcune peculiarità, aumentando il margine di manovra in questo ambito. La possibilità di tenere conto delle peculiarità nazionali è riconducibile da un lato al fatto che la Svizzera non è membro dell’UE. Dall’altro, nel determinare il fabbisogno di riserve occorre tenere conto che nei Paesi confinanti l’energia nucleare o il gas per la produzione di energia elettrica potrebbero essere disponibili solo in misura limitata. Nella costituzione delle riserve bisogna considerare tali questioni in modo proporzionato e ragionevole. Per questo margine di manovra supplementare la Svizzera ha potuto ottenere una deroga nell’articolo 27 paragrafo 7, deroga che quindi è esclusa dal recepimento dinamico del diritto. Ciò significa che anche se in futuro i criteri dell’UE dovessero diventare più severi, la deroga concessa alla Svizzera rimarrebbe invariata e tali criteri inaspriti non dovrebbero essere integrati nell’allegato dell’Accordo.
Il paragrafo 4 stabilisce una clausola di protezione o una disposizione transitoria per la fase iniziale dell’Accordo sull’energia elettrica. Nel 2022 la Svizzera ha iniziato a costituire le riserve e attualmente sta proseguendo questo processo, anche a fronte dell’incertezza circa la regolamentazione dei rapporti con l’UE. La costituzione delle riserve deve avvenire con un determinato anticipo, poiché richiede molto tempo. La disposizione transitoria tutela le disposizioni che la Svizzera adotta ancora nella fase attuale. Eventuali aiuti di Stato per riserve risalenti al periodo precedente all’entrata in vigore dell’Accordo sull’energia elettrica e in contrasto con le norme dell’Accordo devono essere sospesi dopo un periodo di sei anni. Viceversa, è possibile mantenere le riserve preesistenti e il loro aiuto di Stato che sono in linea con l’Accordo. Nell’UE è la Commissione europea ad approvare le riserve degli Stati membri dopo un esame approfondito delle prescrizioni relative all’energia elettrica e agli aiuti di Stato. Per quanto riguarda le riserve previste dall’Accordo, la decisione della Svizzera spetta a un’autorità svizzera (all. I n. 4 lett. c), definita nel progetto di attuazione. In caso di controversia con l’UE (v. n. 2.1.6.4), possono sorgere questioni relative sia al diritto dell’UE in materia di mercati delle capacità sia alle peculiarità svizzere oggetto dei negoziati. Se si ricorre a un tribunale arbitrale la Corte di giustizia dell’Unione europea (CGUE) verrebbe coinvolta solo se sorgessero questioni relative al diritto UE menzionato e se questo fosse rilevante e necessario per dirimere la controversia. Gli altri aspetti, come la considerazione proporzionata e ragionevole delle peculiarità svizzere, verrebbero giudicati unicamente dal tribunale arbitrale, senza coinvolgere la CGUE. Anche la decisione in caso di controversia spetta al tribunale arbitrale.
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