Botschaft des Bundesrates · BBl 2026 615
Ziff. 2.3.8.1.2 Arbeitsvermittlungsgesetz (AVG)
Die Wiedereingliederungsstrategie (WES) stellt ein Instrument der öAV dar, welches die Vorgehensziele zur raschen und dauerhaften Wiedereingliederung des Stellensuchenden in den Arbeitsmarkt festlegt. Die WES ist derzeit auf Weisungsstufe des SECO379 geregelt. Aufgrund ihrer zentralen Stellung in der öAV ist es angezeigt, dafür eine formalgesetzliche Grundlage zu schaffen. Die Konkretisierung obliegt dem Bundesrat, welcher nach Anhörung der Kantone und der beteiligten Organisationen die Ausführungsbestimmungen erlässt (Art. 41 Abs. 1 AVG).
Art. 24a Die WES wird zwischen dem Arbeitsamt (i. d. R. dem Personalberatenden im RAV) und dem Stellensuchenden vereinbart, kann aber andere Akteure einbeziehen (wie
z. B. die Invalidenversicherung oder die Sozialhilfe im Rahmen der interinstitutionellen Zusammenarbeit). Die WES muss schriftlich verfasst werden (Abs. 1). Die Ausarbeitung und die Unterzeichnung der Strategie findet im Rahmen eines RAVBeratungsgesprächs statt. Nach der Unterzeichnung wird diese im Informationssystem der öAV abgelegt. Die Kantone sind in der Formulierung der WES frei, müssen sich aber an den vom SECO gegebenen Rahmen380 halten.
Die WES legt die Massnahmen fest, welche zugunsten der Wiedereingliederung des Stellensuchenden in den Arbeitsmarkt ergriffen werden sollen (Abs. 2). Sie wird unter 377 378 379 SR 235.1 AS 2024 188 SECO, Weisung AVG öAV (AVG-Praxis öAV), Stand am 1. Januar 2024, Rz. C6; abrufbar unter: arbeit.swiss. > Publikationen / AVIG-Praxis.
380 SECO, Strategie öffentliche Arbeitsvermittlung 2030, abrufbar unter: arbeit.swiss > Institutionen / Medien > Aktuelle Projekte und Massnahmen > Strategie öffentliche Arbeitsvermittlung 2030. Berücksichtigung des Profils und der Bedürfnisse des Stellensuchenden individuell ausgestaltet, um die Chancen der raschen und dauerhaften Wiedereingliederung zu erhöhen.
Der Einsatz der WES dient ebenfalls der Umsetzung von Artikel 7 Absatz 3 Buchstabe b–d der Richtlinie 2004/38/EG: In der Schweiz genügt es nicht, dass eine stellensuchende Person sich dem Arbeitsamt nur zur Verfügung stellt, sondern sie muss aktiv mit diesem kooperieren. Die Europäische Kommission kennt eine ähnliche Praxis.381 Die WES wird für die Wiedereingliederung aller Stellensuchenden eingesetzt, unabhängig von ihrer Staatsangehörigkeit. Es besteht damit keine Diskriminierung zwischen Schweizer Staatsangehörigen und Staatsangehörigen der EUMitgliedstaaten. Das Arbeitsamt (bzw. der Personalberatende) muss den Stellensuchenden über die möglichen Konsequenzen der Nichteinhaltung der WES informieren. Diese Information erfolgt direkt in dem der WES verbriefenden Dokument. Ist der Stellensuchende ein Staatsangehöriger eines EU-Mitgliedstaates, wird er darüber informiert, dass die Nichteinhaltung der WES Konsequenzen auf seinen migrationsrechtlichen Status haben kann (Art. 61a Abs. 2 Bst. b E-AIG). Das Arbeitsamt selbst nimmt keine migrationsrechtlichen Abklärungen vor. Die möglichen Merkmale einer Nichteinhaltung der WES werden auf Verordnungsstufe spezifiziert. Die Beurteilung dieser Merkmale durch das Arbeitsamt und das anschliessende Vorgehen werden mittels Weisung genauer geregelt.
Art. 34a Abs. 2 Bst. e Ähnlich zu Artikel 33 des Bundesgesetzes vom 6. Oktober 2000 über den Allgemeinen Teil des Sozialversicherungsrechts (ATSG) sieht Artikel 34a AVG vor, dass die Durchführungsstellen der öAV der Schweigepflicht unterstehen. Diese Pflicht gilt gegenüber Dritten, auch anderen Ämtern in derselben Verwaltung (kantonale oder Bundesverwaltung). Nur mit einer ausdrücklichen Bestimmung in einem Gesetz im formellen Sinne darf von diesem Grundsatz abgewichen werden. Artikel 34a Absatz 1 Buchstabe e E-AVG ermöglicht damit die Übermittlung von Daten zwischen der öAV und den zuständigen Migrationsbehörden, wenn Staatsangehörige der EUMitgliedstaaten die WES nicht einhalten. Dabei handelt es sich um eine äquivalente Bestimmung zu Artikel 97a Absatz 1 Buchstabe bter des Arbeitslosenversicherungsgesetzes vom 25. Juni 1982 (AVIG), welche auch die Datenübermittlung zwischen den Durchführungsstellen der Arbeitslosenversicherung und den Migrationsbehörden vorsieht.
381 Bekanntmachung der Kommission, Leitfaden zum Freizügigkeitsrecht der Unionsbürger und ihrer Familien, ABl C C/2023/1392 vom 22.12.2023, Ziff. 5.1.2.
de services (LSE) La stratégie de réinsertion est un instrument du SPE servant à établir formellement les objectifs pour réintégrer le demandeur d’emploi dans le marché du travail, et ce de la manière la plus rapide et le plus durable possible. La stratégie de réinsertion est actuellement réglée au niveau d’une directive émise par le SECO379. Étant donné que la stratégie de réinsertion est un instrument central du placement public, il convient de créer une base légale formelle à cet effet. La concrétisation incombe au Conseil fédéral qui édicte les dispositions d’exécution, et ce après avoir entendu les cantons et les organisations concernées (art. 41, al. 1, LSE).
Art. 24a La stratégie est conclue entre l’office de travail (en règle générale, le conseiller en personnel à l’ORP et le demandeur d’emploi, mais peut également impliquer d’autres acteurs (par exemple l’assurance-invalidité ou de l’aide sociale dans le cadre de la collaboration interinstitutionnelle). Celle-ci doit être faite en la forme écrite. L’élaboration et la signature de la stratégie a lieu dans le cadre d’un entretien de conseil en placement à l’ORP. Une fois signée, la stratégie est stockée dans le système d’information du SPE. Les cantons sont libres dans la formulation de la stratégie, mais elle doit s’inscrire dans le cadre défini par le SECO380.
La stratégie stipule les mesures à prendre en faveur du demandeur d’emploi pour sa réinsertion sur le marché du travail. Elle est conçue de manière individuelle, tenant compte du profil et des besoins du demandeur d’emploi, de sorte à augmenter les 377 378 379 RS 235.1 RO 2024 188 SECO, Directive LSE SPE (Bulletin LSE SPE), état au 1er janvier 2024, ch. marg. C6 ; disponible sous : arbeit.swiss > Publications > Directives / Bulletins LACI.
380 SECO, Stratégie SPE 2030, disponible sous : arbeit.swiss > Institutions / médias > Mesures et projets actuels > Stratégie service public de l'emploi 2030. chances de sa réinsertion dans le marché du travail. Elle peut par exemple y établir le nombre et la récurrence des entretiens de placement auprès de l’ORP.
L’utilisation de la stratégie de réintégration sert également de mise en application de l’art. 7, ch. 3, let. b à d de la directive 2004/38/CE : En Suisse, il ne suffit pas qu’une personne au chômage s’annonce auprès de l’office du travail, elle doit coopérer de manière active avec ce dernier. La Commission européenne connaît une pratique similaire. La stratégie est utilisée pour la réintégration de tous les demandeurs d’emploi, indépendamment de leur nationalité. Il n’y a donc pas de discrimination entre les personnes de nationalité suisse et les citoyens européens.
L’office de travail (respectivement le conseiller en personnel) doit informer le demandeur d’emploi des potentielles conséquences d’un non-respect dans la stratégie de réinsertion. Cette information a lieu par écrit directement dans le document contenant la stratégie de réinsertion. Si le demandeur d’emploi est un citoyen européen, il sera informé que le non-respect peut avoir des conséquences sur son statut migratoire (art. 61a, al. 2, let. b P-LEI). L’office du travail n’effectue pas lui-même d’analyse en matière de droit des étrangers. Les potentiels cas de non-respect seront détaillés au niveau d’une ordonnance. Leur pondération et les modalités de l’information seront réglées de manière plus précise au moyen d’une directive.
Art. 34a, al. 2, let. e L’art. 34 LSE dispose, de manière similaire à l’art. 33 de la loi du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA) 382, d’une obligation de garder le secret pour les organes d’exécution du SPE. Cette obligation de garder le secret est applicable aux tiers, y compris les autres offices au sein d’une même administration (fédérale ou cantonale). Seule une disposition expresse dans la loi au sens formel permet de déroger à cette obligation. L’art. 34a, al. 1, let. e, P-LSE permet ainsi la transmission de données entre l’ORP et l’autorités compétentes en matière de migration si le demandeur d’emploi ressortissant de l’UE ne respecte pas la stratégie de réintégration convenue. Il s’agit ici d’une disposition-miroir à l’art. 97a, al. 1, let. bter, de la loi du 25 juin 1982 sur l’assurance-chômage (LACI)383, qui prévoit également une transmission des données entre les autorités d’exécution de l’assurancechômage et les autorités des migrations. 381 Communication de la Commission, Orientations sur le droit à la libre circulation des citoyens de l’Union et des membres de leur famille, JO C C/2023/1392 du 22.12.2023,
ch. 5.1.2.
La strategia di reintegrazione è uno strumento del SPC che definisce formalmente gli obiettivi per la reintegrazione rapida e duratura nel mercato del lavoro delle persone in cerca d’impiego. La strategia è attualmente disciplinata mediante direttiva della SECO379. Considerata l’importanza centrale di questa strategia nell’ambito del collocamento pubblico, è opportuno creare una base legale formale a tale riguardo. Ciò spetta al Consiglio federale, il quale emana le disposizioni esecutive dopo aver sentito i Cantoni e le organizzazioni interessate (art. 41 cpv. 1 LC).
Art. 24a La strategia di reintegrazione viene concordata tra l’ufficio del lavoro (in genere il consulente del personale dell’URC) e la persona in cerca d’impiego, ma può coinvolgere anche altri attori (ad es. l’assicurazione invalidità o l’assistenza sociale nel quadro della collaborazione interistituzionale). La strategia deve essere redatta in forma scritta (cpv. 1). Viene elaborata e firmata nell’ambito di un colloquio di consulenza dell’URC. Dopo essere stata firmata, viene archiviata nel sistema d’informazione del SPC. I Cantoni sono liberi di decidere come formulare la strategia, ma devono attenersi al quadro stabilito dalla SECO380. 377 378 379 RS 235.1 RU 2024 188 SECO, Direttiva LC SPC (Prassi LC SPC); stato 1° gennaio 2024, n. marg. C6; disponibile su: lavoro.swiss. > Pubblicazioni > Direttive / Prassi LADI.
380 SECO, Strategia servizio pubblico di collocamento 2030, disponibile su: lavoro.swiss > Istituzioni / Media > Progetti e misure in corso > Strategia servizio pubblico di collocamento 2030. La strategia definisce le misure che devono essere adottate a favore della persona in cerca d’impiego per la sua reintegrazione nel mercato del lavoro (cpv. 2). Viene elaborata caso per caso in considerazione del profilo e delle esigenze della persona in cerca d’impiego, in modo da aumentare le opportunità di reintegrazione rapida e duratura di quest’ultima. L’utilizzo della strategia di reintegrazione serve anche come applicazione dell’art. 7 paragrafo 3 lettere b–d della direttiva 2004/38/CE: in Svizzera non basta che la persona in cerca d’impiego si annunci presso l’ufficio del lavoro, ma deve cooperare in modo attivo con quest’ultimo. La Commissione europea conosce una prassi simile. La strategia viene impiegata per la reintegrazione di tutte le persone in cerca d’impiego, indipendentemente della loro nazionalità. Non sussiste pertanto una discriminazione tra i cittadini svizzeri e i cittadini europei. L’ufficio del lavoro (o il consulente del personale) deve informare le persone in cerca d’impiego in merito alle possibili conseguenze derivanti dal mancato rispetto della strategia. Questa informazione viene fornita direttamente nel documento che definisce la strategia. Se è un cittadino dell’UE, la persona in cerca d’impiego viene informata che il mancato rispetto della strategia può avere conseguenze sul suo statuto migratorio (art. 61a cpv. 2 lett. b D-LStrI). L’ufficio del lavoro non effettua accertamenti in materia di migrazione. I possibili casi di mancato rispetto della strategia verranno precisati in un’ordinanza. La loro valutazione e il seguito della procedura saranno disciplinati in modo più dettagliato tramite direttiva.
Art. 34a cpv. 2 lett. e Analogamente all’articolo 33 della legge federale del 6 ottobre 2000 sulla parte generale del diritto delle assicurazioni sociali (LPGA), l’articolo 34a LC prevede che gli organi di esecuzione del SPC sottostanno all’obbligo del segreto. Questo obbligo vale nei confronti di terzi, anche di altri uffici della stessa amministrazione (cantonale o federale). È possibile derogare a questo obbligo solo con una disposizione esplicita in una legge in senso formale. L’articolo 34a capoverso 1 lettera e D-LC consente quindi la trasmissione di dati fra l’URC e le competenti autorità di migrazione se un cittadino di uno Stato membro dell’UE non rispetta la strategia concordata. Si tratta di una disposizione equivalente all’articolo 97a capoverso 1 lettera bter della legge del 25 giugno 1982 sull’assicurazione contro la disoccupazione (LADI), che prevede anch’essa la trasmissione dei dati tra gli organi esecutivi dell’assicurazione contro la disoccupazione e le autorità di migrazione.
381 Comunicazione della Commissione, Orientamenti sul diritto di libera circolazione dei cittadini dell'Unione e delle loro famiglie, GU C, C/2023/1392 del 22.12.2023, cifra 5.1.2.
Dies ist keine amtliche Veröffentlichung. Massgebend ist allein die Veröffentlichung durch die Bundeskanzlei (Art. 49 PublV). Text automatisch aus dem amtlichen PDF übernommen; im Zweifel gilt das PDF.