Botschaft des Bundesrates · BBl 2026 615
Ziff. 2.11.10.3 Vereinbarkeit mit internationalen Verpflichtungen der Schweiz
Elektrizität gilt im Welthandelsrecht als gewöhnliche Handelsware. Die Prinzipien des Abkommens vom 15. April 1994 zur Errichtung der Welthandelsorganisation beziehungsweise des Allgemeinen Zoll- und Handelsabkommens vom 30. Oktober
1947 (General Agreement on Tariffs and Trade, GATT) finden somit auch auf den Stromhandel Anwendung. Aufgaben mit Dienstleistungscharakter unterstehen dem Allgemeinen Abkommen über den Handel mit Dienstleistungen. Der Umgang mit Beihilfen wiederum richtet sich nach dem Übereinkommen über Subventionen und Ausgleichsmassnahmen690 (Subsidies and Countervailing Measures, SCM) und die Einführung von technischen Vorschriften und Standards unterliegen den Bestimmungen des Übereinkommens über technische Handelshemmnisse691 (Technical Barriers to Trade, TBT). Im Verhältnis zur EU sowie zu den EFTA-Staaten sind überdies das Abkommen vom 22. Juli 1972 zwischen der Schweizerischen Eidgenossenschaft und der Europäischen Wirtschaftsgemeinschaft zu beachten.
Aus diesen Abkommen lässt sich für die Schweiz kein Zugang zum Strombinnenmarkt der EU ableiten, da sie namentlich keine Vorgaben über den grenzüberschreitenden Netzzugang oder die Teilnahme an der EU-Marktkopplung enthalten. Solche Bestimmungen finden sich in spezifischen EU-Rechtsakten, die nun aufgrund des Stromabkommens im entsprechenden Umfang auch für die Schweiz gelten werden. Auch mit dem revidierten Übereinkommen zur Errichtung der Europäischen Freihan693 delsassoziation (EFTA-Übereinkommen) ist das Stromabkommen vereinbar. Das Stromabkommen findet nur im Verhältnis zwischen der Schweiz und der EU und ihren Mitgliedstaaten, nicht aber im Verhältnis zu den EFTA-Staaten Anwendung. 686 687 688 689 690 691 692 693 Vgl. dazu die entsprechenden Ausführungen in der Botschaft vom 1. März 2024 zur Änderung des Stromversorgungsgesetztes (Stromreserve), BBl 2024 710, Kap. 7.1.2. SR 0.632.20 SR 0.632.21 SR 0.632.20, Anhang 1B SR 0.632.20, Anhang 1A.13 SR 0.632.20, Anhang 1A.6 SR 0.632.401 SR 0.632.31 Um weiterhin möglichst einheitliche Regeln zwischen den EU- und EFTAMitgliedstaaten zu gewährleisten, wird eine Anpassung des EFTA-Übereinkommens an das Stromabkommen Schweiz–EU zu prüfen sein.
Die Schweiz ist wie 39 andere Staaten, darunter 17 EU-Mitgliedsstaaten, Partei des Vertrags vom 17. Dezember 1994 über die Energiecharta (der notifizierte Austritt von Litauen wird im August 2026 rechtswirksam); über eine Änderung fand von November 2025 bis Februar 2026 eine Vernehmlassung statt. Das Stromabkommen steht im Einklang mit den internationalen Verpflichtungen der Schweiz, die in der Energiecharta festgelegt sind. Die Europäische Kommission hat im März 2025 eine durch ein Schiedsgericht angeordnete Entschädigung Spaniens an einen luxemburgischen Investor wegen Verletzung der Investitionsschutzklausel als illegale Beihilfe taxiert. Über die Beihilfebestimmungen des Stromabkommens könnte sich diese Frage dereinst theoretisch auch für die Schweiz stellen. Ob die wesentlichen, für den erwähnten Entscheid in der EU herangezogenen Voraussetzungen, namentlich die Nicht-Anwendbarkeit der Charta intra-EU, auf die Schweiz als Nicht-EU-Mitgliedstaat übertragbar sind, ist jedoch sehr fraglich. Das Stromabkommen und die Enwtürfe für die Umsetzungsgesetzgebung tragen den bestehenden internationalen Verpflichtungen Rechnung. Im Sinne des internationalen Handelsrechts steht insbesondere die Strommarktöffnung für alle Endverbraucherinnen und Endverbraucher. Bei der Zuteilung von Kapazitäten im grenzüberschreitenden Übertragungsnetz wurden bisher gewissen Lieferungen ein Vorrang eingeräumt (Art. 17 Abs. 2 StromVG). Dies betrifft zum einen die Lieferungen aus internationalen Bezugs- und Lieferverträgen, die vor dem 31. Oktober 2002 abgeschlossen worden sind und zum anderen Lieferungen aus Grenzwasserkraftwerken, soweit die grenzüberschreitende Übertragung zur Sicherstellung der jeweiligen Hoheitsanteile nötig ist. In Umsetzung des Strom695 abkommens fallen diese Vorränge nun dahin, mit Ausnahme der Lieferungen aus Grenzwasserkraftwerken mit einer Kapazitätsreservierung von maximal 65 MW. Infolge dieser Änderung muss das Abkommen zwischen der Schweizerischen Eidgenossenschaft und der Französischen Republik über den Ausbau der Wasserkräfte bei Emosson vom 23. August 1963 entsprechend angepasst werden.
la Suisse Dans le droit du commerce mondial, l’électricité est assimilée à une marchandise ordinaire. De ce fait, les principes de l’Accord du 15 avril 1994 instituant l’Organisation mondiale du commerce687 et de l’Accord général du 30 octobre 1947 sur les tarifs douaniers et le commerce688 (General Agreement on Tariffs and Trade, GATT) s’appliquent aussi au commerce de l’électricité. Les tâches qui présentent un caractère de service sont régies par l’Accord général sur le commerce des services 689. La gestion des aides se conforme, quant à elle, à l’Accord sur les subventions et les mesures compensatoires690 (ASMC) et l’introduction de prescriptions techniques et de normes est soumise aux dispositions de l’Accord sur les obstacles techniques au commerce691 (OTC). Dans la relation à l’UE, il faut encore tenir compte de l’accord du 22 juillet 1972 entre la Confédération suisse et la Communauté économique européenne692.
686 687 688 689 690 691 692 Voir à ce sujet les explications figurantdans le message du 1er mars 2024 concernant la modification de la loi sur l’approvisionnement en électricité (Réserve d’électricité), FF 2024 710, chap. 7.1.2.
RS 0.632.20 RS 0.632.21 RS 0.632.20, annexe 1B RS 0.632.20, annexe 1A.13 RS 0.632.20, annexe 1A.6 RS 0.632.401 Ces accords ne permettent pas à la Suisse d’accéder au marché intérieur de l’électricité de l’UE, car ils ne contiennent aucune prescription spécifique à l’accès transfrontalier aux réseaux des pays voisins ou à la participation au couplage des marchés de l’UE. De telles prescriptions figurent dans des actes juridiques spécifiques de l’UE que la Suisse pourra dorénavant appliquer dans la mesure prévue par l’accord sur l’électricité.
L’accord sur l’électricité est aussi compatible avec la Convention instituant 693 l’Association Européenne de Libre-Échange révisée. Il n’est applicable que dans la relation qu’entretient la Suisse avec l’UE et non pas dans celle qu’elle entretient avec les États membres de l’AELE.
Pour assurer dans toute la mesure du possible des réglementations harmonisées entre les États membres de l’UE et ceux de l’AELE, il conviendra d’examiner s’il y a lieu d’adapter la convention précitée en fonction de l’accord sur l’électricité conclu entre la Suisse et l’UE.
La Suisse, comme 39 autres États, dont 17 États membres de l’UE, est partie au Traité du 17 décembre 1994 sur la charte de l’énergie (TCE)694 (le retrait notifié de la Lituanie sera effectif en août 2026) ; les amendements à cette charte a fait l’objet d’une procédure de consultation entre novembre 2025 et février 2026. L’accord sur l’électricité est conforme aux engagements internationaux de la Suisse fixés dans la charte sur l’énergie. En mars 2025, la Commission européenne a considéré que la sentence arbitrale imposant à l’Espagne de verser une indemnisation à un investisseur luxembourgeois en raison du non-respect de la clause de protection des investissements constituait une aide d’État illégale. En théorie, la question pourrait un jour se poser pour la Suisse en ce qui concerne les dispositions de l’accord sur l’électricité portant sur les aides d’État. On peut toutefois se demander si les motifs sur lesquels l’UE fonde sa décision, en particulier la non-applicabilité du TCE aux procédures intra-UE, sont transposables à la Suisse puisque celle-ci n’est pas membre de l’UE.
L’accord sur l’électricité et les projets portant sur la législation de mise en œuvre tiennent compte des obligations internationales existantes. L’ouverture du marché de l’électricité pour tous les consommateurs finaux correspond notamment à l’esprit du droit commercial international.
Jusqu’ici, certaines livraisons étaient prioritaires lors de l’attribution de capacités au niveau du réseau de transport transfrontalier (art. 17, al. 2, LApEl). Les livraisons concernées sont, d’une part, celles prévues par des contrats d’achat et de fourniture internationaux conclus avant le 31 octobre 2002 et, d’autre part, celles provenant de centrales hydroélectriques transfrontalières, pour autant que le transport transfrontalier soit nécessaire pour assurer les parts de souveraineté respectives. Dans 695 le cadre de la mise en œuvre de l’accord sur l’électricité , ces priorités sont supprimées, sauf pour les livraisons provenant de centrales hydroélectriques transfrontalières dont les réservations de capacités n’excèdent pas 65 MW. En raison de cette modification, la Convention du 23 août 1963 entre la Confédération suisse et 693 694 695 RS 0.632.31 RS 0.730.0 Annexe II, sections B et C la République française au sujet de l’aménagement hydroélectrique d’Emosson696 doit être adaptée.
della Svizzera Nel diritto commerciale internazionale l’energia elettrica è considerata un comune bene commerciale. I principi dell’accordo del 15 aprile 1994687che istituisce l’Organizzazione mondiale del commercio e dell’Accordo generale del 30 ottobre 1947 sulle tariffe doganali e sul commercio («General Agreement on Tariffs and Trade, GATT») si applicano pertanto anche al commercio di energia elettrica. I compiti con carattere di servizio sono assoggettati all’Accordo generale sugli scambi di servizi. La gestione degli aiuti si basa invece sull’Accordo sulle sovvenzioni e sulle misure 686
V. in merito le relative spiegazioni nel messaggio del 1° marzo 2024 concernente la modifica della legge sull’approvvigionamento elettrico (Riserva di energia elettrica), FF 2024 710, n. 7.1.2.
allegato 1B compensative690 («Subsidies and Countervailing Measures», SCM), mentre l’introduzione di prescrizioni tecniche e di standard sottostà alle disposizioni dell’Accordo sugli ostacoli tecnici al commercio691 («Technical Barriers to Trade», TBT). Nei confronti dell’UE e degli Stati AELS trova inoltre applicazione l’Accordo del
22 luglio 1972 tra la Confederazione Svizzera e la Comunità economica europea. Tuttavia, da questi accordi non deriva alcun accesso per la Svizzera al mercato interno dell’energia elettrica dell’UE, in quanto non contengono disposizioni specifiche relative all’accesso transfrontaliero alle reti o alla partecipazione all’accoppiamento dei mercati nell’UE. Tali disposizioni figurano in atti giuridici specifici dell’UE che, sulla base dell’Accordo sull’energia elettrica, saranno applicabili anche alla Svizzera in misura pertinente. L’Accordo sull’energia elettrica è compatibile anche con la revisione della Conven693 zione istitutiva dell’Associazione europea di libero scambio (AELS) . L’Accordo si applica solo nei rapporti tra la Svizzera e l’UE e i suoi Stati membri, ma non nei rapporti con gli Stati AELS. Al fine di garantire il mantenimento di norme il più possibile uniformi tra gli Stati membri dell’UE e dell’AELS, occorrerà esaminare un adeguamento della Convenzione AELS all’Accordo sull’energia elettrica tra la Svizzera e l’UE. La Svizzera è, come altri 39 Stati, tra cui 17 Stati membri dell’UE, parte contraente del Trattato del 17 dicembre 1994 sulla Carta dell’energia (l’uscita notificata della Lituania otterrà validità giuridica ad agosto 2026); una modifica è stata sottoposta a consultazione da novembre 2025 a febbraio 2026. L’Accordo sull’energia elettrica è compatibile con gli impegni internazionali della Svizzera sanciti nel Trattato sulla Carta dell’energia. Nel marzo 2025 la Commissione europea ha qualificato come aiuto di Stato illegale un indennizzo che la Spagna era stata condannata a versare da un tribunale arbitrale a un investitore lussemburghese per violazione della clausola di protezione degli investimenti. In linea teorica, una questione analoga potrebbe un giorno porsi anche per la Svizzera in virtù delle disposizioni dell’Accordo sull’energia elettrica in materia di aiuti di Stato. È tuttavia assai dubbio che i presupposti essenziali su cui l’UE si è basata per la citata decisione, segnatamente l’inapplicabilità della Carta nei rapporti all’interno dell’UE, siano trasferibili alla Svizzera in quanto Stato non membro dell’UE.
L’Accordo sull’energia elettrica e gli progetti per la legislazione di attuazione tengono conto degli attuali obblighi internazionali. In particolare, l’apertura del mercato dell’elettricità per tutti i consumatori finali rientra nel diritto commerciale internazionale. Nell’attribuzione delle capacità della rete di trasporto transfrontaliera finora è stata data la priorità a determinate forniture (art. 17 cpv. 2 LAEl): da un lato, alle forniture risultanti da contratti di acquisto e fornitura internazionali conclusi prima del 31 ottobre 2002 e, dall’altro, alle forniture di centrali idroelettriche di confine, nella misura 690 691 692 693 694 RS 0.632.20, allegato 1A.13 RS 0.632.20, allegato 1A.6 RS 0.632.401 RS 0.632.31 RS 0.730.0 in cui il trasporto transfrontaliero è necessario per garantire le rispettive quote attri695 buite alla sovranità. Con l’attuazione dell’Accordo sull’energia elettrica nel diritto svizzero queste priorità decadono, fatta eccezione per le forniture da centrali idroelettriche di confine con una prenotazione di capacità massima di 65 MW. In seguito a questa modifica, la Convenzione del 23 agosto 1963 tra la Confederazione Svizzera e la Repubblica Francese concernente la sistemazione idroelettrica di Emosson deve essere adeguata di conseguenza.
Dies ist keine amtliche Veröffentlichung. Massgebend ist allein die Veröffentlichung durch die Bundeskanzlei (Art. 49 PublV). Text automatisch aus dem amtlichen PDF übernommen; im Zweifel gilt das PDF.