Botschaft des Bundesrates · BBl 2026 615
Ziff. 2.2.3 Zielsetzung und Verhandlungsverlauf
Im Bereich der staatlichen Beihilfen hat der Bundesrat einen sektoriellen Ansatz verfolgt. Gemäss dem Schweizer Verhandlungsmandat vom 8. März 2024 sollten die Beihilferegeln in die zwei bestehenden Binnenmarktabkommen, namentlich das LuftVA und das LandVA von 21. Juni 1999, sowie im neuen Stromabkommen aufgenommen werden. Die Regeln über staatliche Beihilfen sollten grundsätzlich gleichwertig mit denjenigen sein, die in der EU gelten und gewährleisten, dass Unternehmen in der Schweiz (d. h. mit Sitz oder Niederlassung in der Schweiz) einen gesicherten und gleichberechtigten Zugang zum Binnenmarkt der EU haben, wo dieser vertraglich geregelt ist. Im Rahmen der Verhandlungen sollten Lösungen oder Übergangsperioden und ein Mechanismus zur Sicherstellung der Berücksichtigung essenzieller Interessen der Schweiz angestrebt werden. Zudem sollte das Verhandlungsergebnis die Kompetenzverteilung zwischen Bund und Kantonen sowie die Gewaltenteilung, inklusive Artikel 190 BV, respektieren. Konkret sollte die Schweiz die materiellen Beihilfevorschriften dieser Abkommen mit eigenen Verfahren und Behörden überwachen. Basierend auf dem Common Understanding vom 27. Oktober 2023 wurden die Verhandlungen mit der EU über ein Paket Schweiz–EU Mitte März 2024 aufgenommen. Die Verhandlungen im Bereich der staatlichen Beihilfen konnten nach 15 Treffen im Juli 2024 materiell in vollständiger Erfüllung des Verhandlungsmandats vom
8. März 2024 abgeschlossen werden. In der Folge wurden formelle und juristische Bereinigungen vorgenommen sowie sektorielle Sonderregeln ausgehandelt (s.
Ziff. 2.5.6.4, 2.6.6.3. und 2.11.6.10).
Parallel zu den Verhandlungen über die völkerrechtlichen Bestimmungen musste eine nationale Rechtsgrundlage ausgearbeitet werden. Damit sollen die mit der EU ausgehandelten völkerrechtlichen Bestimmungen über staatliche Beihilfen umgesetzt werden. Konkret ist damit die Verpflichtung der Schweiz gemeint, für die Zwecke gleicher Wettbewerbsbedingungen zwischen Schweizer und EU-Unternehmen in den Bereichen des Binnenmarktes, in denen die Schweiz auf der Grundlage dieser Abkommen teilnimmt, ein gleichwertiges schweizerisches Beihilfeüberwachungssystem zu schaffen. Diese Umsetzung soll in Form eines Bundesgesetzes, dem Beihilfeüberwachungsgesetz (BHÜG), ergehen, welches grundsätzlich nur die Verfahrensfragen regelt. Das materielle Recht wird im jeweiligen Beihilfeprotokoll sowie in einem eigenen Beihilfeteil des Stromabkommens dem EU-Recht entsprechend geregelt und ist unmittelbar anwendbar. Das Verfahren wahrt die verfassungsmässige Kompetenzordnung zwischen Bund und Kantonen einschliesslich der Organisations- und Verfahrensautonomie der Kantone sowie die Gewaltenteilung. Entsprechend den Beihilfeprotokollen beziehungsweise dem Beihilfeteil der drei betroffenen Binnenmarktabkommen sollen Beihilfen an Unternehmen, welche im Geltungsbereich der jeweiligen Binnenmarktabkommen tätig sind, von einer unabhängigen Schweizer Überwachungsbehörde kontrolliert werden. Bei der Ausarbeitung des EBHÜG legte der Bundesrat Wert darauf, ein möglichst effizient ausgestaltetes Verfahren bereitzustellen und den administrativen Aufwand für Behörden und Unternehmen auf das absolut Notwendige zu beschränken. Für das Parlament wäre es ohne gleichzeitige Vorlage der innerstaatlichen Umsetzung schwieriger einzuschätzen, was die völkerrechtlichen Beihilfebestimmungen genau bedeuten. Ausserdem vermeidet der Bundesrat damit, dass die Schweiz sich völkerrechtlich zu einem bestimmten Vorgehen im Beihilfebereich verpflichtet, diese Verpflichtung aber nicht erfüllen kann, weil die innerstaatliche Umsetzung im Parlament oder einer allfälligen Volksabstimmung scheitert.
Dans le domaine des aides d’État, le Conseil fédéral a suivi une approche sectorielle. Selon le mandat de négociation de la Suisse adopté le 8 mars 2024, les règles en matière d’aides d’État devaient être intégrées à deux accords relatifs au marché intérieur existants, à savoir l’ATA et l’ATT du 21 juin 1999, ainsi qu’au nouvel accord sur l’électricité. Les règles relatives aux aides d’État devaient être équivalentes à celles qui prévalent dans l’UE et garantir que les entreprises de Suisse (c.-à-d. ayant leur siège ou une filiale en Suisse) aient accès au marché intérieur de l’UE aux mêmes conditions que leurs concurrents européens dans les domaines couverts par les accords. Les négociateurs devaient chercher à définir des solutions ou des périodes transitoires ainsi qu’un mécanisme permettant de tenir compte des intérêts essentiels de la Suisse. Le résultat des négociations devait en outre respecter la répartition des compétences entre la Confédération et les cantons ainsi que la séparation des pouvoirs, y compris l’art. 190 Cst. Concrètement, la Suisse serait tenue de surveiller les règles matérielles en matière d’aides d’État de ces accords avec ses propres procédures et autorités. Les négociations en vue de conclure un paquet sur la stabilisation et le développement des relations avec l’UE ont été engagées à la mi-mars 2024 sur la base de la déclaration commune (Common Understanding) du 27 octobre 2023. S’agissant de la thématique des aides d’État, elles se sont achevées en juillet 2024, au terme de
15 rencontres, et ont permis de remplir intégralement le mandat de négociation du
8 mars 2024 sur le plan matériel. S’en sont ensuivies des corrections formelles et juridiques ainsi que la négociation de règles sectorielles spéciales (cf. ch. 2.5.6.4, 2.6.6.3 et 2.11.6.10).
Parallèlement à la négociation des dispositions de droit international, il a fallu élaborer une base légale nationale pour mettre en œuvre lesdites dispositions sur les aides d’État négociées avec l’UE. Concrètement, il s’agit de l’engagement de la Suisse à créer un système de surveillance propre garantissant des conditions de concurrence équitables entre les entreprises de la Suisse et celles de l’UE dans les domaines du marché intérieur auxquels elle participe au titre de ces accords. Cette mise en œuvre prend la forme d’une loi fédérale, la loi fédérale sur la surveillance des aides d’État (LSAE), qui règle uniquement les questions procédurales. Les questions matérielles sont réglées par analogie à la législation de l’UE dans les protocoles sur les aides d’État ainsi que dans la partie III de l’accord sur l’électricité, et les dispositions concernées seront directement applicables. La procédure garantit le respect de la répartition constitutionnelle des compétences entre la Confédération et les cantons, y compris l’autonomie organisationnelle et procédurale des cantons ainsi que la séparation des pouvoirs. Conformément aux protocoles sur les aides d’État et à la partie III de l’accord sur l’électricité, les aides d’État accordées à des entreprises pour des activités couvertes par le champ d’application des accords relatifs au marché intérieur en question doivent être contrôlées par une autorité de surveillance indépendante suisse. Le Conseil fédéral a veillé à ce que le P-LSAE prévoie une procédure aussi efficiente que possible et à ce que la charge administrative pour les autorités et les entreprises soit limitée au strict nécessaire. Pour le Parlement, il serait difficile d’apprécier ce que les dispositions de droit international sur les aides d’État représentent réellement en l’absence de projet de loi. De plus, le Conseil fédéral prévient ainsi une situation dans laquelle la Suisse s’engagerait au plan international à respecter une procédure spécifique en matière d’aides d’État, engagement qu’elle ne pourrait pas tenir si la mise en œuvre nationale ne passait pas le cap du Parlement ou échouait lors d’une éventuelle votation.
Nel campo degli aiuti di Stato il Consiglio federale ha adottato un approccio settoriale. Secondo il mandato negoziale svizzero dell’8 marzo 2024, le norme sugli aiuti di Stato andavano integrate nei due accordi sul mercato interno vigenti – l’ATA e l’ATT, entrambi del 21 giugno 1999 – nonché nel nuovo Accordo sull’energia elettrica. Le norme pertinenti devono essere sostanzialmente equivalenti a quelle dell’UE e garantire alle imprese in Svizzera – a quelle, cioè, con sede o stabile organizzazione nel nostro Paese – un accesso sicuro e paritario al mercato interno dell’UE dove questo accesso è disciplinato da un accordo. Durante i negoziati si è trattato di trovare soluzioni o periodi transitori adeguati, nonché un meccanismo che garantisse di prendere debitamente in considerazione gli interessi essenziali della Svizzera. Inoltre, l’esito dei negoziati doveva rispettare la ripartizione delle competenze tra Confederazione e Cantoni e la separazione dei poteri, compreso quanto disposto dall’articolo 190 della Costituzione federale (Cost.). In concreto, la Svizzera dovrà sorvegliare le norme sostanziali sugli aiuti di Stato contemplate dai suddetti accordi con le proprie procedure e autorità. Sulla base dell’intesa comune del 27 ottobre 2023, a metà marzo 2024 sono iniziati i negoziati con l’UE su un pacchetto Svizzera-UE. Dopo 15 incontri, le trattative sugli aiuti di Stato si sono concluse nel luglio 2024 nel pieno rispetto del mandato negoziale dell’8 marzo 2024. Successivamente sono stati effettuati diversi adeguamenti formali e giuridici e sono state negoziate regole settoriali speciali (v. n. 2.5.6.4, 2.6.6.3 e 2.11.6.10).
In parallelo ai negoziati sulle norme internazionali in questione, si è trattato di elaborare una base giuridica nazionale con l’obiettivo di attuare le disposizioni risultanti dai negoziati con l’UE. Per garantire pari condizioni di concorrenza tra imprese svizzere ed europee nei settori del mercato interno a cui il nostro Paese partecipa sulla base degli accordi citati, la Svizzera si è impegnata a creare un sistema di sorveglianza equivalente a quello dell’UE. Questo progetto attuativo viene concretizzato dalla nuova legge federale sulla sorveglianza degli aiuti di Stato (LSAS), che disciplina in sostanza solo le questioni procedurali. Il diritto sostanziale è disciplinato, rispettivamente, nei due Protocolli sugli aiuti di Stato e nella parte sugli aiuti di Stato dell’Accordo sull’energia elettrica in conformità al diritto comunitario, ed è direttamente applicabile. La procedura scelta è in linea con l’ordinamento costituzionale delle competenze di Confederazione e Cantoni – compresa l’autonomia organizzativa e procedurale di questi ultimi – e con la separazione dei poteri. Conformemente ai suddetti Protocolli sugli aiuti di Stato e alla parte sugli aiuti di Stato dell’Accordo sull’energia elettrica, gli aiuti concessi a imprese attive nei rispettivi campi d’applicazione devono essere sorvegliati da un’autorità di sorveglianza svizzera indipendente. Nell’elaborare il D-LSAS, il Consiglio federale ha sottolineato l’importanza di istituire una procedura per quanto possibile efficiente e di limitare il più possibile gli oneri amministrativi a carico delle autorità e delle imprese. Per il Parlamento sarebbe più difficile valutare le norme internazionali sugli aiuti di Stato senza un progetto corrispondente che ne disciplini l’attuazione a livello nazionale. Inoltre, il Consiglio federale previene il rischio che la Svizzera si impegni a rispettare una determinata procedura internazionale, ma che non possa rispettare questo impegno qualora l’attuazione in Svizzera fosse bocciata in Parlamento o alle urne.
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